Les opticiens saluent la décision du Gouvernement de reporter l’entrée en vigueur du nouveau devis pour éviter une hausse du reste à charge !

Le Rassemblement des Opticiens de France (ROF), le Syndicat National des Opticiens Réunis (SNOR) et l’Union Des Opticiens (UDO) saluent la décision du gouvernement de reporter d’un an l’entrée en vigueur de l’arrêté du 28 avril 2017 relatif à l’information de l’assuré social ou de son ayant droit sur les conditions de vente des produits et prestations d’appareillage des déficients de l’ouïe et d’optique-lunetterie, prévue au 1er janvier 2018.

Cela fait en effet plusieurs mois que le ROF, le SNOR et l’UDO, rejoints par toutes les organisations professionnelles de la filière visuelle, militent en faveur d’un report et d’une refonte du nouveau devis, dit normalisé. L’arrêté du 28 avril imposait aux opticiens-lunetiers de remettre aux porteurs un devis détaillant le prix de chaque produit (verres, monture, traitements) et de chaque prestation (prise de mesure, montage, taillage, ajustage…). Or ces prestations ne font pas l’objet de remboursements, ni par la sécurité sociale ni par les complémentaires santé. Elles auraient donc été à la charge des consommateurs. Nous saluons donc la décision du Gouvernement, qui évitera aux Français de subir une hausse du reste à charge au 1er janvier 2018.

Pour autant, l’intention poursuivie par la DGCCRF était louable : améliorer la transparence et le contenu de l’information délivrée au consommateur tout en valorisant le travail du professionnel de santé. Dans cette perspective, à l’occasion de la concertation sur le reste à charge zéro, nous ferons les propositions suivantes pour le futur devis :

  • Accroître la clarté, la lisibilité et la transparence de l’information délivrée au consommateur, notamment sur la traçabilité des produits fournis et sur les montants des remboursements, en proposant un document simple et lisible pour le consommateur.
  • Veiller à ne pas alourdir le budget consacré par les consommateurs pour l’acquisition d’un équipement.
  • Modifier l’article L.165-9 du code de la sécurité sociale pour y inscrire l’indissociabilité de certaines prestations d’avec la fourniture des produits d’optique médicale.
  • Garantir une mise en œuvre aisée pour les opticiens et les acteurs de la filière, en lien avec les nouvelles dispositions issues de la réforme sur le reste à charge.
  • Anticiper les futures missions de l’opticien de demain.

Acteurs engagés pour améliorer l’accès aux soins visuels de nos concitoyens, nous défendrons un modèle de devis s’inscrivant dans notre vision du métier.

  • L’enjeu de la prestation est d’ordre professionnel et non financier : le cœur de compétence de l’opticien est sa capacité à réaliser un équipement unique en fonction de la morphologie du porteur, de ses besoins en correction visuelle, de la spécificité des verres choisis et de l’adéquation de ceux-ci avec la monture. Ces prestations liées à la vente, qui engagent la responsabilité de l’opticien par rapport au porteur, doivent rester indissociables de la fourniture des verres et des montures.

Nous devons reprendre en main notre destin : durant les prochains mois, les débats autour de l’avenir de notre métier ne peuvent se réduire au formalisme d’un devis. Nous appelons tous les opticiennes et opticiens de France à nous rejoindre pour promouvoir l’opticien de demain, acteur de premier plan de la santé visuelle des Français.

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