Les opticiens saluent les propos de Madame la Ministre de la Santé et sont prêts à s’associer aux efforts de l’Etat, des Industriels et des OCAM pour améliorer l’offre de lunettes sans reste à charge à disposition des Français d’ici 2022.

A l’occasion d’une interview publiée le 31 octobre 2017, Madame Agnès BUZYN, Ministre de la Santé, a déclaré que son objectif était d’«aboutir à la création d’un panier de soins « standard » pour lequel le patient n’aura aucun reste à charge », sans pour autant « supprimer le reste à charge pour toutes les lunettes ». Les membres du Rassemblement des Opticiens de France (ROF), du Syndicat National des Opticiens Réunis (SNOR) et de l’Union Des Opticiens (UDO) apportent leur soutien à Madame la Ministre en vue de la réalisation de cet objectif et saluent sa volonté de donner toute sa place à la concertation commençant en décembre 2017.

Depuis l’élection du Président de la République, et à partir du bilan des offres actuelles sans reste à charge proposées dans la plupart des magasins d’opticiens, nous élaborons des scénarios permettant à tout Français qui le souhaiterait de pouvoir se procurer des lunettes sans reste à charge et avec un niveau de qualité garanti. Cette offre sans reste à charge sera établie en fonction d’un cahier des charges précis, en vue de lutter en priorité contre le renoncement aux soins visuels. Nous répondrons avec une attention particulière aux besoins des Français en difficulté dont l’équipement en lunettes répond aussi à un enjeu de santé publique.

Nous considérons, à l’instar de Madame la Ministre, que la dimension financière ne peut être la seule mobilisée, car, dans ce cas, le développement des réseaux de soins par les organismes complémentaires d’assurance maladie ces dernières années aurait dû suffire. Cette réforme devra permettre un meilleur accès aux soins, en améliorant le parcours de soins visuels, notamment dans ses volets dépistage et prévention. Des dispositions concernant le repérage des troubles visuels chez les enfants avant l’entrée en primaire, la prévention de la myopie chez les adolescents ou encore la prise en charge de l’examen de vue lors d’une adaptation d’ordonnance pourraient être ainsi adoptées. Sur ces sujets, les opticiens seront forces de propositions et prêts à participer à des expérimentations visant à fluidifier l’accès aux soins visuels.

Afin d’améliorer la qualité des lunettes sans reste à charge, les opticiens prendront leur part aux efforts nécessaires. L’Etat, les Complémentaires santé et les Industriels devront également participer, afin que les coûts induits par cette réforme soient justes et équitablement répartis entre tous les acteurs. Nous pensons en effet que la filière visuelle est en capacité de proposer des solutions innovantes, au-delà des annonces provocatrices sur le prix des lunettes ou le montant du remboursement.

Comme l’a rappelé récemment Madame la Ministre, « si on laisse à l’intelligence collective le soin d’avancer en concertation, on a un peu plus de chances d’aboutir ». Conscients de notre responsabilité de professionnels de santé et des attentes fortes des Français, nous appelons tous les acteurs volontaires – Opticiens, Etat, OCAM, Industriels, à travailler de concert et à mettre tout en œuvre pour proposer aux Français d’ici le printemps 2018 des mesures opérationnelles.

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