27 septembre 2026
Le 27 septembre, au SILMO Paris, trois organisations de l’optique ont présenté devant la filière leur plaidoyer, « Pour une nouvelle santé visuelle ». Il porte cinq priorités pour renforcer la prévention, préserver le temps médical et rapprocher les soins des Français.
Le plaidoyer a été présenté par Jean-François Porte, président du ROF, Thibaud Thaeron pour l’AOF et Arthur Havis pour le Synom. Il s’adresse aux pouvoirs publics, aux patients et aux partenaires des opticiens, ophtalmologistes et orthoptistes.
La population vieillit. La part des 65 ans et plus est passée de 12,7 % à 21,8 % entre 1970 et 2025, selon l’Insee. Les pathologies chroniques de la vision progressent avec elle.
La myopie progresse aussi, surtout chez les plus jeunes. Selon le SNOF, elle concerne déjà près de 40 % des adultes et pourrait toucher jusqu’à 60 % de la population en 2050.
Dans le même temps, la France compte un peu moins de 9 ophtalmologistes pour 100 000 habitants, avec de fortes disparités selon les territoires (Drees). Dans les zones les moins dotées, les délais et la distance retardent l’accès aux consultations et aux examens de suivi.
Les opticiens peuvent contribuer davantage à la prévention, au dépistage et au suivi. Ils disposent de la formation, des équipements et d’un maillage sur tout le territoire. C’est l’objet des cinq priorités du manifeste.
Les cinq priorités reposent sur une répartition claire des rôles entre opticien, orthoptiste et ophtalmologiste. Chacun intervient au bon moment. L’ophtalmologiste conserve la responsabilité du diagnostic, de la prescription et de la décision médicale.
Les professionnels, les équipements et les lieux d’exercice sont déjà présents sur tout le territoire. Le manifeste demande aujourd’hui le cadre qui permettra de les mobiliser pleinement.