Actualité

Téléexpertise et fraude en optique : ce que défend le ROF

07 septembre 2026

  • Edito du Président
Jean-François Porte, Président
La semaine dernière, nous avons largement communiqué pour donner notre position sur les dérives de la téléexpertise en ophtalmologie, en écho au communiqué du SNOF. Je veux ici reprendre chacun des sujets pour être parfaitement clair sur ce que nous défendons, et pourquoi.
Il y a une confusion à lever d’entrée. La téléconsultation, réalisée au sein des magasins d’optique, repose sur un échange en direct entre le patient et l’ophtalmologiste, assisté ou non d’un orthoptiste. C’est un dispositif que je continue de soutenir pleinement.

La téléexpertise, telle que pratiquée par certains acteurs, est une tout autre chose.

Elle peut donner lieu à une ordonnance sans donner lieu à un échange entre le patient et le médecin. Ces pratiques mettent en cause la sécurité des patients. Nous les dénonçons depuis plusieurs mois, et je soutiens la position du conseil d’administration du SNOF de lancer des procédures ordinales à l’encontre des prescripteurs qui exercent dans ce cadre.

Dans l’intérêt des patients comme des professionnels, nous demandons depuis plusieurs années que les règles applicables soient clairement établies. Les Assises de la télémédecine, qui portaient notamment sur la filière visuelle, se sont achevées au printemps 2026 sans apporter de réponse sur ce point, et nous le déplorons. Si la téléexpertise est un acte médical légal, son usage détourné en ophtalmologie ne l’est pas. Les patients et les opticiens ont besoin de règles claires et sécurisées.
Le SNOF soulève, dans son communiqué, une suspicion de fraudes liée aux dépenses de contactologie.
Nous rappelons notre détermination à lutter efficacement contre la fraude et le préjudice réputationnel subi par notre filière.

Face à ce constat, nous avons fait le choix d’agir en mettant en place une solution de blockchain comme vous le savez déjà.

Le rôle d’un syndicat professionnel est aussi de protéger la profession contre les comportements qui lui portent atteinte : défendre la profession, c’est d’abord défendre les opticiens qui exercent leur métier dans le respect des règles. La porte de ce dispositif est ouverte à tous les acteurs de la filière, y compris aux complémentaires santé.

Pour le ROF, ces deux exigences vont de pair : lutter fermement contre les dérives et la fraude, tout en développant des solutions légales et sécurisées permettant à tous les patients d’accéder aux soins visuels.

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