01 octobre 2026
Le Silmo vient de fermer ses portes. Avant que le quotidien ne reprenne ses droits, je voulais vous en dire un mot.
Le ROF y était présent, sur le stand, dans les allées et sur scène avec nos Silmo Talks.
Nous y avons parlé de santé visuelle et du rôle de l’opticien demain dans le parcours de santé visuelle, notamment.
Merci à celles et ceux qui sont venus échanger, questionner, et parfois nous bousculer. C’est utile.
Deux sujets ont occupé presque toutes les conversations : la publicité et la fraude.
La publicité d’abord. Le projet d’interdiction a inquiété la profession, et à raison. Le 24 septembre, le Gouvernement y a renoncé. Beaucoup d’entre vous m’ont dit leur soulagement. Je le partage.
Mais ce retrait n’est pas un chèque en blanc. Certaines pratiques ont choqué, et les pouvoirs publics l’ont dit clairement. À nous de montrer que notre profession sait se réguler. Notre charte sert de base au travail engagé auprès de l’Autorité de Régulation de la Publicité Professionnelle. A chacun de prendre engagement et responsabilité.
La fraude ensuite. Vendredi, en plein Silmo, le parquet de Paris a annoncé le renvoi devant le tribunal de vingt-deux personnes, dont dix opticiens et deux ophtalmologistes. Elles sont soupçonnées d’escroquerie et de blanchiment en bande organisée, au détriment des mutuelles. Le procès se tiendra en juin 2027. Chacun est présumé innocent, et la justice fera son travail.
Mais je n’attendrai pas le procès pour dire ce que je pense.
Frauder, c’est voler les assurés qui financent les mutuelles. C’est aussi voler la confiance que les Français nous accordent. Les opticiens qui respectent les règles, l’immense majorité, en paient le prix à chaque affaire. Je ne laisserai pas quelques-uns décider de l’image de tout un métier.
Notre réponse est concrète. La solution de traçabilité par blockchain du ROF est testée dans plus d’une centaine de magasins, avec des verriers et des éditeurs de logiciels. Elle rend la fraude plus facile à détecter, et les données restent chiffrées. Sept cas de fraude présumée vont déjà pouvoir être contrôlés grâce à elle.
J’appelle toute la filière à la rejoindre : magasins, enseignes, verriers, éditeurs. Plus elle sera utilisée, moins la fraude aura de place pour se cacher.
Enfin, le plaidoyer « Pour une nouvelle santé visuelle », que nous portons avec le SYNOM et l’AOF.
Il tient en cinq priorités : dépister les troubles de la vue des enfants à l’école, évaluer la vision des conducteurs, enrichir le bilan lors du renouvellement, et le faire reconnaître par une cotation, accompagner la télémedecine en magasin, aller vers les personnes en EHPAD. Il s’adresse aux candidats à la présidentielle de 2027. Mais il ne pèsera que si vous vous l’appropriez.
Je vous demande donc trois choses. Signez-le en cliquant ci-dessous. Discutez-en avec vos équipes. Et portez-le près de chez vous, auprès de votre député, de votre sénateur, de vos élus locaux et de vos confrères. Un plaidoyer défendu seulement à Paris ne pèse rien. Il gagne quand il est porté dans les territoires.
Choisir la responsabilité plutôt que le soupçon, et l’unité plutôt que la division. Ensemble !